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05 décembre 2007

Concours de l'histoire à finir

Le principe de ce concours : terminer, en une vingtaine de lignes, une histoire dont le début est donné aux participants. Pour cette première édition (peut-être y en aura-t-il d'autres ?), le texte était le suivant, sur le thème du suspens :

Je me glisse dans mon sac de couchage, confortablement installée dans la paille. Le vent s'est levé et la vieille grange en bois qui me sert d'abri pour la nuit se met à grincer de tous côtés. Les sifflements du vent lui donnent un air sinistre. Mais la vision apaisante de Sultane et Joyeux me rassure : mes deux compagnons de randonnée mangent leur foin avec insouciance.
Je m'assoupi, préférant écouter les mâchoires de l'âne et de la jument, plutôt que les grincements du bois et le vent qui hurle...
Soudain un bruit sourd au dehors m'extirpe de ma léthargie. Il fait noir et j'entends à peine la respiration des équidés qui se reposent. Voilà maintenant que j'ai l'impression d'avoir entendu des pas. Mais la zone est déserte à 20 km à la ronde ! Un ermite ? un fantôme, plutôt...
Silencieusement je commence à angoisser, seule dans mon sac de couchage, seule dans cette grange délabrée, seule dans la tempête, seule dans cette région désertique.
Les pas se rapprochent, je les entends distinctement, maintenant.


Et voici celui de la gagnante : Dory.

Les hurlements du vent dans les arbres s’intensifient encore lorsque les pas s’arrêtent soudainement à l’entrée de la grange. J’entends Sultane et Joyeux s’agiter. Je n’ose pas sortir le nez de mon sac de couchage. Je commence à imaginer le pire : c’est un psychopathe qui cherche sa prochaine victime... on ne retrouvera jamais mon corps. Je décide alors de me faire discrète mais je ne peux toutefois pas rester emprisonnée dans mon duvet. J’ouvre doucement la fermeture éclair. J’ai l’impression que l’opération dure des heures alors qu’à peine quelques secondes se sont écoulées. Toujours sans un seul bruit, les sens en alerte, j’enfile mes chaussures, je me lève et me dirige vers Sultane avec son filet à la main... Il me suffira à présent de sauter sur son dos pour détaler au moindre signe de danger. Je sursaute quand un éclair fend le ciel et illumine quelques instants la grange. Tout est normal. J’entends alors à nouveau les pas, ils se déplacent près de la porte. Sultane pose son bout du nez contre moi : je la caresse autant pour la rassurer que pour me rassurer. Les pas se rapprochent à nouveau de la porte de la grange. Ma peur s’intensifie et se communique à mes deux compagnons. Une bourrasque plus intense que les précédentes fait trembler la grange, la suivante fait s’ouvrir la porte. Par réflexe, je me baisse derrière la porte du box de Sultane tandis que la jument s’est réfugiée tout au fond. J’attends quelques instants les sens aux aguets. Aucun bruit suspect ne révèle la présence de notre visiteur nocturne. Prenant mon courage à deux mains, je décide de jeter un coup d’œil. Lentement je me redresse. Lorsque mes yeux dépassent la porte, je ne distingue qu’un trou noir béant à l’emplacement de la porte de la grange. Un éclair choisit ce moment précis pour illuminer à nouveau le ciel et son intense éclat projette sur moi une immense ombre. Je peux alors voir l’auteur des bruits de pas qui me regarde droit dans les yeux. A ma grande surprise, c’est un lapin.

Et dans la foulée, voici le texte de Babouille, arrivée 2e.

Quelques minutes plus tard , les pas se font de plus en plus bruyant...
Je frissonne à l'idée qu'il y a quelque chose dehors , qui s'approche
de moi et alors , je me rends compte que je n'ai absolument rien pour me
protéger en cas de danger. Et si c'était un fou , voulant à tout prix sacrifier
un pauvre innocent? ou bien serais-ce une bête féroce prête à me croquer
tel un tigre dévorant sa proie ?... Ces idées me font frissonner de plus belle.
Pendant que je pensais à toute ces horribles choses , j'entendis
la vieille porte grincée , et je vis une ombre apparaître...
Je la voyais à peine , puisqu'il faisait très noir dehors ,
mais la créature sembla très grande , peut-être était-ce seulement
mon imagination ? je l'espérais de tout mon coeur...
L'ombre se fit de plus en plus petite , la chose s'approcha encore plus
près de moi , je ne pus m'empêcher de pousser un cri...
Dans une fraction de seconde , je sentis quelque chose
m'effleurer et c'est alors que je m'évanouis sur le plancher
humide de la vieille grange...

Posté par MonHaras à 17:21 - Concours d'Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]


17 mai 2007

~.: Thème : Pâques :. ~ Gagnant : So'

Je devais avoir 4 ou 5 ans. Vous savez cet âge où l'injustice n'est pas connu ni comprise, où elle procure un sentiment de vil colère, une envie de basse vengeance alors qu'on ne sait même pas que ce mot existe. Mais je devais avoir 4 ou 5 ans et pourtant je savais déjà que cela existait.
On était le jour de pâque, chez des amis de mes parents qui vivaient dans une sorte de château avec un immense jardin. Il y avait plein d'enfant dont un qui avait renversé du coca sur le magnifique fauteil en cuir de l'homme de la maison. Solidaire jusqu'au bout, ils n'ont jamais retrouvé le coupable, cette petite fille aux cheveux longs dont je tairais le nom - non pour la défendre mais plutôt parce que je ne m'en souviens plus. Après cet incident la chasse aux oeufs à été lancé, les lapins et cloches de paques ayant fait leur apparition dans la nuit. Précipitation générale et bousculade, enfin tout le monde était parti dans une chasse solitaire où le mot solidarité avait été barré du vocabulaire. Tout d'abord je m'égarais en chemin à la découverte de minuscules oeufs en chocolat que je rangeais dans mon panier. J'en ouvrais un en chemin pour me donner du courage, sachant que quelque part m'attendait une cloche, un lapin, une poule... Ou tout autre animal de cet espèce ! A l'affut d'un buisson, armant mon fusil à l'épaule après avoir reperé le gibier, je tuais d'une salve la bête. Fière de cet exploit je triomphais avec ma poule au lait que je narguais de toute mes dents, déjà prète à faire un festin. Cependant, alors que je ne pensais plus qu'à trouver les oeufs que ma proie avait laissé un peu partout, j'entendis un bruit au loin. Un bruissement rapide. Je me précipitais à sa suite et tomba sur un magnifique lapin. Ce lapin me plaisait beaucoup plus que la poule et je m'apprétais à reposer cette dernière, sachant qu'un autre enfant viendrait ramasser mon gibier froid, non sans regret. C'est alors qu'ils sont arrivés. Ils trainaient dans leur patte un mioche rasse-moquette, un qui ne sait que morver et se plaindre, pleurer et manger. Ils m'ont arraché mon lapin en me rétorquant que je n'avais le droit qu'à une proie. Les larmes me piquaient les yeux alors qu'il cachait le lapin derrière deux feuilles et demi afin de faciliter la découverte de l'être inutile. D'un geste rageur j'ai lancé mon panier contre un arbre. Tous les oeufs ont volé en éclat et la poule que j'avais si rudement attrapé se brisa le cou sous le choc. Les adultes se montèrent contre moi hurlant à ce meurtre contre nature. Mais je ne les écoutais déjà plus, trop préoccupé par exterminer toute miette du lapin qu'ils m'avaient volé. Lorsque mes parents sont arrivés, ils ont écouté l'ennemi. Ce n'est que plus tard qu'ils m'ont laissé m'expliquer.
Finalement, je n'aurai pas eu ce lapin, mais ce morveux n'a pas non plus poser ses sales pattes dessus. Et la poule ? Je l'ai ramené en cachette dans ma chambre. Ce n'était pas sa nuque brisée qui gâcherait son goùt.

Posté par MonHaras à 17:33 - Concours d'Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

~.: Thème : Pâques :. ~ La Super Clairette

Cela fait une heure que je suis posé dans le fond du jardin. Entouré de mon papier d’alu, je commence à fondre sous la chaleur du soleil du matin de pâques. Auparavant j’ai fait un long voyage : fabriqué avec du cacao, versé dans un moule, refroidi, emmailloté dans de l’aluminium, transporté jusqu’à une grande surface… Pour enfin finir dans ce jardin à côté de deux tulipes. J’en ai traversé des étapes pour parvenir ici, mais il parait même qu’une poule m’a pondu ou que encore un lièvre est venu me déposé.
J’entends des cris enthousiastes venant vers moi, mon heure à sonné. Je vois la petite fille qui se penche, son panier à la main, de ses petits doigts elle me prend avec des yeux de gourmande. Je suis déposé dans le panier à côté d’un lièvre de chocolat blanc, et d’un grand œuf en chocolat noir. Je saute dans le panier tellement la petite cours vite vers ses parents, toute joyeuse de m’avoir trouvé. Elle dépose le panier sur la table de la véranda. Elle commence à entamé la poule. Son père arrive et me regarde avec des yeux envieux, de sa grande main qui doit faire le double de celle de la petite, il me prend. Il ouvre l’emballage et…

Posté par MonHaras à 17:32 - Concours d'Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 mars 2007

~.: Thème : Description d'une personne :. ~ N'abrycOt'e

Elle s'apelle Marine, elle a 14 ans, sa passion c'est l'équitation. Elle monte en niveau 3/4 le mercredi après moi. Elle est super gentille, on a vécu plein de moments forts ensemble, avec pleins de délires ^^.
Notamment, Equita'Lyon avec elle, c'était génial! On s'est super bien éclatés! Elle est mince, avec des yeux noisettes, ses cheveux sont bruns avec des mèches blondes (mais pas pour autant blondes à l'intérieur... ange  coeur 1 )
Elle est généreuse et gourmande (comme moi  charmeur ), elle adore le nut' surtout !  huhu  Ce qui fait d'elle une véritable amie!!  coeur2 
Et comme on dit: "qui se ressemble, s'assemble ..."  souriant
Je l'adOore trop ! Love

Posté par MonHaras à 18:47 - Concours d'Ecriture - Commentaires [2] - Permalien [#]

~.: Thème : Description d'une personne :.~ Gagnant : Akiko

Ma petite soeur
a la fraicheur du printemps
rien ne lui fait peur
du haut de ses 15 ans

Ma petite soeur
connait l'ivresse de l'été
lorsque font tourner les coeurs
ses cheveux couleur des blés

Ma petite soeur
est genereuse comme l'automne
qui offre ses si belles couleurs
aux yeux hébaïs des hommes

Ma petite soeur
cache au fond d'elle un hiver
dissimulé au fond de son coeur
a l'abri d'un grand mur de pierres

Posté par MonHaras à 18:45 - Concours d'Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 février 2007

~.: Thème : Poème Libre :.~ N'abrycOt'e

-Il m'a regardé,
et mes yeux se sont éclairés
comme son beau visage doré.
Ses cheveux bruns
comme les miens,
brillaient au soleil
qui illuminait le ciel.
Dès que je le voyais marcher
je sentais mes joues s'empourprer
et mon coeur accélérer.
Il me fesait tomber dans les bras de Morphée
dès qu'il jouait ses chansons
au basson.
Il jouait si bien
que je m'endormis
et tomba,
dans ses bras.

Posté par MonHaras à 18:27 - Concours d'Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

~.: Thème : Poème Libre :.~ Gagnant : Solstice

"Je vais vous conter l'histoire"
Et c'est là que tout commence
"Cela se passait le soir"
Enfin du moins je le pense...
Et "Il était une fois
Il y a très très longtemps"
ça commençait comme ça ?
Je ne sais plus maintenant...
"Il y avait des dragons,
Ce mystérieux chevalier"
Attends, t'es sur que c'est bon ?
C'était juste l'écuyer !
"Une princesse dormait
D'un sommeil dévastateur
Et personne ne savait
D'où venait toute sa peur.
Certains prétendaient le voir
Régner au fond de son coeur."
A moins que cela ne soit
Juste toute sa rancoeur...
"Enfin elle était hanté
Par un mauvais maléfice
Qu'un très très méchant sorcier
Avait lancé par caprice.
Il était amoureux d'elle,
Elle, aimant l'écuyer
Qui aussi la trouvait belle."
Ou c'était le chevalier ?
"Et un des deux l'embrassa
Elle a pu se réveillé
Elle était donc dans ses bras
Lorsque l'autre est arrivé.
Et je ne sais plus lequel
A voulu l'affrontement
Mais il y a eu ce duel...
Les deux sont mort à présent...
Et puis la belle princesse
A volé un destrier
Et maintenant elle se presse
Pour pouvoir tout achevé,
Pouvoir jouer à l'amoureux
Et puis écrire noir sur blanc
Cette phrase : "Ils furent heureux
Et eurent beaucoup d'enfant.""

Posté par MonHaras à 18:26 - Concours d'Ecriture - Commentaires [1] - Permalien [#]

03 janvier 2007

~.: Thème : Passions :.~ Gagnant : So'

Les deux femmes se regardèrent. Dans les yeux de l'une brillait la fureur sourde d'un ours en colère, dans l'autre luisait la passion d'une bête qui ne connaît que la luxure.
"Et ça t'amuse de le faire souffrir comme ça ?!? hurla la première
-De qui ? répondit lentement la bête.
-Mais Lui voyons !
-Oh désolée, ce n'était pas si évident. J'en fais souffrir beaucoup tu sais." rigola-t'elle.
L'ourse se leva alors, furibond, et cria "Parce que tu les fais tous souffrir ?!?
-Mais oui, c'est passionnant de partir à la chasse tu sais ! En plus tu regardes plein de façon différente de montrer une souffrance. Certains se jettent à mes pieds me suppliant de revenir, d'autres me menacent, et certains font semblant de m'ignorer.
-Mais tu es resté un an avec Lui ! Ce n'était plus un jeu pour lui, il avait enfin trouvé quelqu'un qu'il aimait et avec qui il pensait vivre sa vie !
-Le tien était coriace, il était un peu comme moi, alors j'ai eu du mal à tuer toute sa volonté. C'est pour ça que je suis restée longtemps : il m'a tant amusée ! Enfin un sujet difficile, j'ai du le conquérir, et je l'ai brisé. Tu devrais essayer, c'est passionant."
L'ourse s'effronda dans le siège qu'elle venait de quitter, avant de reprendre : "Parce que c'est une passion de briser les hommes pour toi ?
-Pas seulement les hommes, je brise aussi certaines femmes, quand l'envie me prend. En plus c'est tellement drôle de séduire celles qui n'aime pas au départ les femmes ! Elles luttent contre la découverte de ces hormones qu'elles possèdent sans le savoir !
-Tu n'es pas humaine...
-Oh que si je suis humaine, j'ai juste une passion considéré hors norme, pourtant, je ne suis pas la seule, je suis juste la meilleure. Ton cher frère était le même que moi, sauf que je l'ai brisé, ma volonté à vaincu la sienne. Mon charme à ensorceler son coeur. L'amour est un jeu dont les gagnants sont rares, dont les artistes n'existent plus. Il faut savoir se battre pour gagner le gros lot, c'est un sport comme un autre, un loisir pour certains. Et regarde bien qui est inhumaine de nous deux. Moi, qui ai comme passion la destruction, ou toi qui était amoureuse de ton frère ?
-Je ne te permet pas !!! hurla l'ourse en se levant.
-Je ne t'ai pas demandé ta permission. N'oublie jamais que ma passion vaut mieux que la tienne, celle que tu nourris pour celui qui s'est suicidé..."

Posté par MonHaras à 10:24 - Concours d'Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

~.: Thème : Passions :.~ P'tite Poucette


-Tu as une passion?
-Oui.
-C’est quoi?
-La vie
-La vie…
-Sans la vie, personne ne serait ici pour parler de leurs passions
-Et toi, c’est quoi ta passion?
-Rien j’en n’ai pas
-Ça se peut pas! Tout le monde en a une!
-Moi non.. Je sors de l’ordinaire
-Tu es sure, il a sûrement quelque chose que tu aimes particulièrement!
-Non rien je ne crois pas. J’y pense et plus j’y pense plus elle disparaît.
-Réfléchis un peu tu trouveras..
-Laisse moi un peu
-Pense-y… Tu as trouvé?!
-Oui j’ai trouvé
-C’est quoi?
-Toi

Posté par MonHaras à 10:24 - Concours d'Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 décembre 2006

~.: Thème : L'Hiver :.~ Galopade

L’Hiver




Les dernières feuilles des arbres tombent et volettent dans le ciel brumeux. C’est l’hiver, le grand Hiver qui s’empare du temps. L’horizon décline et le soleil devient blanc, une nappe d’argent s’étend sur le pays. Une brume glacée remplace l’air, congèle les os et détruit les herbes comme un tyran qui jamais ne s’arrête. Une par une, les grues, blasées, s’envolent lentement, criant en insultant le froid, vers l’opposé de l’hiver. Elles forment un V annonçant leur Voyage vers le soleil et la chaleur. La rosée du matin n’est plus que du givre dur et sec qui craque sous les pieds, les nuits gelées déposent de la glace sur l’herbe desséchée, sur les vitres, sur les arbres… La nappe d’argent, elle, s’étend toujours. Peu à peu, le froid est plus prenant et plus vif, des flocons de neige virevolte dans le ciel froid, comme des poussières de nuage, blancs et purs… mais glacés. La neige tombe avec douceur sur la vallée, ensevelit les voitures, les maisons, les ruelles bétonnées, décore les arbres et les fleurs et montre à l’humain ce qu’est la Nature : la pureté d'une infinie blancheur.

Posté par MonHaras à 16:11 - Concours d'Ecriture - Commentaires [0] - Permalien [#]
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